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Contre l’idéologie harkie

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Contre l’idéologie harkie

Par Kaddour Naimi

 

 

1- Pour la culture libre et solidaire

Algérie Patriotique, le 12 avril 2018


Le propos est de considérer trois formes de comportement en Algérie : économique, idéologico-politique et leur corollaire «culturel». La présente contribution examine d’abord ce dernier ; elle s’intéressera successivement aux deux autres dans des contributions suivantes. Cette précision préliminaire vise à souligner la relation de dépendance réciproque entre ces trois aspects de l’activité sociale, en reconnaissant à l’aspect culturel la prééminence, non pas comme base de l’ensemble des trois aspects, mais comme étant le plus apparent, parce que livré aux projecteurs médiatiques, afin de conditionner l’opinion publique.

A ma connaissance, une observation, qui n’a pas été exprimée, justifie cette contribution. Pour la mettre dans son cadre et en comprendre l’utilité, il est nécessaire de connaître un article d’Ahmed Bensaada(1) et d’avoir en tête ce qu’on appelle les «mtournis»(2) et les «contrebandiers de l’histoire»(3). Pour ma part, je les nomme «faussaires». Il est cependant plus judicieux de caractériser leur comportement comme «harki» : ce terme a l’avantage de les placer dans une correcte perspective historique algérienne. En France, on appelle ce genre de personnes «collabos».

Les articles ci-dessus mentionnés ont exposé le pourquoi et le comment des écrits (articles, romans, films ou autre) et déclarations verbales de ces auteurs. Il paraît nécessaire, alors, d’approfondir le résultat «objectif» de leurs écrits et déclarations. Boileau demanda : «Il faut appeler un chat un chat et un fripon, un fripon.» Pour ma part, j’appelle un microbe, microbe. La méthode est on ne peut plus honnête. Allons-y donc !

Le monde actuel est le terrain et l’objet d’une lutte de plus en plus visible, brutale, impitoyable. Elle fait suite à la fin du système bipolaire qui opposait l’«Est» et l’«Ouest». Le capitalisme ayant vaincu, sa voracité originelle revient ; elle se masque comme défense de la «liberté», de la «démocratie», des «droits humains», de la «civilisation», de la «culture», quand ne s’ajoutent pas à la liste les «valeurs judéo-chrétiennes».

Ce capitalisme triomphateur a réveillé, avec lui, son sous-produit, aussi vorace que lui : le néocolonialisme. Ce dernier, aussi, veut ardemment sa revanche sur les luttes de libération nationale.

Et le troisième larron, également, ne se contente plus de ce que les puissances étrangères hégémoniques lui avaient concédé : une partie du territoire de la Palestine. Il la veut toute entière, en la colonisant au détriment du peuple qui y vit.

Si le but recherché par l’Etat sioniste est clair, ceux du capitalisme et du néocolonialisme le sont moins. Propagande de guerre oblige ! Hitler, Mussolini et l’empereur du Japon ne se sont-ils pas présentés comme «bienfaiteurs de l’humanité», pour justifier leurs agressions de la seconde boucherie mondiale ?

Toutefois, il suffit d’être un lecteur intelligent, sachant distinguer entre les «fake news» et les informations vraies, pour se rendre compte des buts de l’impérialisme et du néocolonialisme : la mainmise sur les ressources naturelles des peuples et l’exploitation de leur force de travail au moindre prix. Sans les premières, le système capitaliste ne peut pas se maintenir : pour lui, c’est une question de vie ou de mort. En toute logique, il préfère pour lui la vie et pour les autres, la mort(4).

L’Algérie n’échappe pas à ce conflit planétaire. Elle possède des ressources stratégiques : pétrole et gaz. Ils sont «vitaux» pour le système capitaliste. Lequel a, partout et toujours, utilisé des relais locaux, indigènes, pour agir, en employant l’habituelle méthode : la corruption par l’argent, la promesse d’accéder au pouvoir dans le pays convoité pour continuer l’action servile de laquais, en recueillant les «miettes» suffisantes comme caste.

Si l’on pas conscience claire et nette de cette situation fondamentale, si on l’ignore ou la néglige, on ne comprend pas l’enjeu fondamental. Conséquemment, on se perd dans des considérations stupides et on devient des perroquets, manipulés par ceux qui ont intérêt à obscurcir l’enjeu fondamental. Ils y parviennent en évoquant de faux problèmes, les présentant comme réels, ou des problèmes réels présentés comme principaux, alors qu’en fait ils sont secondaires. Ils le sont, parce que causés, précisément, par le système social de domination-exploitation. Ceci étant clarifié, poursuivons.

Auteurs

Considérons, d’une part, les «auteurs» (hommes et femmes) incriminés. Ils objectent : «Mais j’ai le droit d’exprimer mon opinion, comme tout le monde !» ; «La liberté d’expression est un droit inaliénable ; la contester, c’est du fascisme, de la police de la pensée !» ou encore : «Le métissage culturel est une manifestation d’ouverture et d’universalité !»(5)

Concernant les deux premières objections, voici deux observations.

La première. Bien entendu, toute personne a le droit inaliénable d’exprimer ses opinions, même les plus abjectes. Cela interdit-il à une autre personne d’utiliser sa propre liberté pour critiquer les opinions de la première personne, et montrer, d’une part, leur inconsistance du point de vue de la raison et de la logique, et, d’autre part, l’intérêt caché (éthiquement injuste et socialement nocif) poursuivi par ces «opinions» soi-disant «libres» ?… En définitif, ces dernières ne peuvent servir que l’une de ces deux catégories sociales : soit les dominateurs-exploiteurs, soit les dominés-exploités. Croire ne pas devoir tenir compte de cette opposition sociale fondamentale, croire se placer «au-dessus» d’elle, c’est simplement manifester un pharisaïsme hypocrite, tel ce consul romain impérialiste qui «se lava les mains» du sang de Jésus qu’il laissa crucifier. Par conséquent, au sujet de tout écrit et de toute déclaration verbale, il est indispensable de demander : qui paie l’auteur ? Et son écrit, quel intérêt sert-il réellement : les dominateurs ou les dominés ?… Nul auteur n’est «au-dessus» de ce conflit social ; son «objectivité» et sa «libre opinion» ne le sont pas et ne peuvent pas l’être. Si on ignore ou nie ce fait, on est, comme auteur, dans l’ignorance ou le mensonge manipulateur (au service des dominateurs) et, comme lecteur, dans l’ignorance ou victime du conditionnement manipulateur (par des agents au service des dominateurs).

Seconde observation à propos de la liberté d’expression. Partout et toujours, la proclamer comme droit absolu inaliénable ne provient pas uniquement des auteurs visant à la libération sociale. Ceux qui servent la domination exploiteuse, eux aussi, revendiquent cette « liberté » comme leur «droit». Je le mets entre guillemets pour ce motif : distinguer le droit authentique (servant à l’émancipation humaine), du «droit» inacceptable : celui des dominateurs et de leurs laquais pour légitimer la mainmise sur les ressources naturelles d’un peuple et le vol de sa force de travail.

Ceci dit, oui, il est indispensable de laisser complètement libre l’expression de l’opinion, même quand elle est monstrueuse et criminelle. Pourquoi ?… Parce que, comme les microbes, elle ne peut être neutralisée qu’au soleil du débat. Parce qu’il ne faut pas (l’expérience historique le montre) s’ériger en «défenseur» du peuple, en prétendant le «protéger» d’idées malsaines, sous prétexte  qu’il serait «mineur», incapable de discerner le vrai du faux, ce qui sert son intérêt et ce qui le dessert. Le meilleur moyen de venir en aide au peuple est de le laisser prendre librement connaissance des idées contraires à ses intérêts, et de les critiquer publiquement, avec patience et intelligence, en employant tous les moyens pacifiques indispensables. Uniquement de cette manière, les idées malsaines peuvent être combattues efficacement.

Lecteurs

D’autre part, à propos des auteurs, intéressons-nous à leurs «lecteurs et commentateurs» (hommes et femmes).  Ces derniers avancent ce genre d’«argument» : «Mais qu’avez-vous contre cette personne ?» ; «Etes-vous jaloux de son succès parce que vous ne l’avez pas ?» ou encore : «Allons ! Assez avec la critique et la division ! Union !»

Ces objections ne voient :

1) que la personne et non l’idéologie qu’elle incarne ; or, c’est cette dernière qui est critiquée ;

2) que le succès commercial-médiatique et non la vision sociale qu’il vend ; or, là encore, c’est cette marchandise précise qui est critiquée ;

3) que la nécessité de l’union ; or, comment des partisans de la liberté solidaire peuvent-ils s’unir avec des mercenaires de l’asservissement aux capitalistes ?… Le poète espagnol Federico Garcia Lorca déclara : «Je suis et serai toujours du côté de ceux qui ont faim.» Voilà la ligne de démarcation, la ligne rouge (du sang du peuple) qui sépare et oppose ceux qui aiment et servent le peuple, de ceux qui ne servent qu’eux-mêmes, en servant leurs fournisseurs d’argent et de gloire médiatique. Les premiers luttent pour une vie digne, pour soi-même et tous les autres, au prix du risque le plus fatal ; les seconds s’avilissent pour une «carrière» individuelle.

Ceci dit, précisons que cette contradiction n’existe pas uniquement en Algérie ; elle est partout et depuis toujours, plus ou moins grave, plus ou moins nette, selon l’intensité de l’opposition entre dominateurs-exploiteurs et dominés-exploités.

Par conséquent, les objections des auteurs incriminés et celles de leurs défenseurs ne sont pas recevables pour les motifs ci-dessus explicités. Par la suite seront examinés les deux domaines principaux où ces auteurs interviennent : la Guerre de Libération nationale et la société algérienne actuelle.

K. N.

A suivre...


 

(1) In http://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=85:la-recette-du-succes-de-certains-auteurs-l-bien-de-chez-nous-r&catid=37:societe&Itemid=75

(2) Algérianisation du terme français «retournés», qui ont changé de conception historique. Voir Abdellali Merdaci, et les diverses parties commencées.

(3) Expression de l’écrivain algérien Rachid Boudjedra dans un pamphlet du même titre. Il y dénonce la frange d’intellectuels et d’écrivains, algériens ou d’origine algérienne, qui s’efforcent de «réviser» la réalité coloniale, pour la rendre moins criminelle, en présentant uniquement des aspects discutables de la résistance patriotique qui combattit et réussit à mettre fin au système colonial.

(4) Voir La guerre, pourquoi ? La paix, comment ?, librement accessible sur http://www.kadour-naimi.com/f_sociologie_ecrits.html

(5) Ce thème sera traité ultérieurement de manière spécifique.

 

 


 

2- La Guerre de Libération nationale

Algérie Patriotique, le 16 avril 2018



En ce qui concerne la Guerre de Libération nationale, les auteurs harkis se distinguent par une caractéristique : ils ne trouvent dans ce combat patriotique que des faits condamnables. Non pas qu’ils n’aient pas existé ou qu’ils doivent être occultés, mais ne faut-il pas, en les évoquant, les insérer dans le cadre général d’une guerre de libération ?

Considérons un cas. Ahmed Bensaada écrit(5) : «Le premier exemple est celui du roman Le Village de l’Allemand de Boualem Sansal qui traite d’un Allemand converti à l’islam et réfugié en Algérie après la Seconde Guerre mondiale. Marié à une Algérienne, ce personnage était un bourreau nazi qui a mis ses compétences au service de l’ALN. Qualifiée d’authentique par l’auteur, cette théorie a été battue en brèche par de nombreuses personnes, dont M. Bouhamidi. Mais qu’elle soit vraie ou non importe peu. Ce qui compte c’est cette relation entre le nazisme, l’ALN, l’islamisme et les banlieues françaises. Ce mélange explosif représente un grimoire qui fait mousser les ventes. Je ne vous apprendrais rien si je vous disais que plusieurs pays ont acquis les droits de traduction de ce roman, dont Israël(6).»

Approfondissons l’examen. Il est possible que des Allemands aient pu rejoindre l’Armée de libération nationale. Des militants français, partisans de l’indépendance de l’Algérie, ont essayé de sensibiliser des militaires de la légion étrangère, dont certains étaient d’origine allemande ; le but était de les encourager soit à déserter, soit à rejoindre les combattants algériens. Les cas de succès de ces tentatives furent très rares, tandis que l’écrasante majorité de ces légionnaires ont exécuté leur infâme action colonialiste. J’en sais personnellement quelque chose. Je suis né à Sidi Bel-Abbès, comme disait la propagande officielle d’alors «berceau de la Légion étrangère». Ma première enfance s’est déroulée pendant la Guerre de Libération nationale. Plus d’une fois, en pleine nuit, je fus réveillé en sursaut, avec toute ma famille. Mon grand-père allait ouvrir la porte à ces légionnaires et nous étions, femmes et enfants, jeunes et vieux, extrêmement préoccupés, réunis dans la cour pour «inspection» au cas où des moudjahidine étaient parmi nous. Il arrivait à ces «représentants de la civilisation française», s’ils étaient ivres, de tirer une balle dans la tête des personnes à «contrôler» et cela «pour rire», ou de violer une femme sous les yeux de toute sa famille… Et même, cela est arrivé, un légionnaire, d’un coup de crosse, tua une femme enceinte, s’amusant de voir éclater son ventre et de voir tomber le fœtus qu’il contenait. Plus d’une fois ma mère, alors enceinte, jeune et «attrayante» pour ces criminels sadiques, avait craint le pire. Par chance, dans notre famille, rien de grave n’eut lieu.

Ce qu’était la majorité écrasante de la légion, la voici. Imbue d’idéologie nazie, mais pas seulement. Celle-ci était renforcée par l’idéologie coloniale française. Les méthodes de répression étaient absolument les mêmes ! Les Algériens étaient les juifs, les Tziganes et les Russes de l’armée française. Pis encore, au début de l’invasion, les Algériens étaient soumis à la «solution indienne» : extermination de la population indigène pour la remplacer par des colons français. Massacres en masse des civils et enfumage des réfugiés dans des grottes.

Quant à épouser une Algérienne, la majorité écrasante des légionnaires allemands fréquentaient le bordel de Filaj Allaft (village du Navet) de Sidi Bel-Abbès, quand ils ne violaient pas des femmes autochtones durant leur «mission civilisatrice» de «pacification».

Dès lors, posons la question : si Sansal avait mis en scène l’un de ces criminels, est-ce que les éditeurs occidentaux capitalistes et israéliens sionistes(6) auraient été intéressés à la promotion d’un tel roman ?… L’expérience répond par la négative. Ces éditeurs n’y auraient vu qu’une «dénonciation haineuse contre l’Occident» et sa «civilisation» de la part d’un «Arabe» (ou Kabyle) vindicatif, rongé par le «ressentiment» et «incapable d’oublier le passé» (comme dirait le président français Emmanuel Macron, lors de son bain de foule à Alger).

Par contre, raconter le genre de personnage présenté par Sansal va dans le sens de l’idéologie présentant la Guerre de Libération nationale algérienne comme inspirée par le nazisme et l’islam le plus rétrograde. Alors qu’en réalité, la Guerre de Libération fut nourrie essentiellement par un nationalisme patriotique, démocratique et une interprétation progressiste et libératrice de l’islam. La version obscurantiste de l’islam existait, mais elle était incarnée essentiellement par les zaouïas, alliées au système colonial, notamment par l’affirmation suivante : «Le colonialisme nous a été envoyé par Allah Tout-Puissant ! Nous devons, par conséquent, nous plier à Sa Volonté !» Ce n’est pas un hasard si l’administration coloniale encouragea la création de «marabouts».

Autre cas encore signalé par Ahmed Bensaada : «Le second exemple est Le Rapt d’Anouar Benmalek, roman qui déterre l’histoire du massacre de Melouza perpétré par l’ALN sur des populations civiles algériennes pendant la Guerre de Libération. Il va sans dire qu’il est important de se pencher sur notre Histoire afin d’en analyser aussi bien les faits d’armes que les exactions. Cacher honteusement des pans de notre Histoire pour protéger la mémoire de certains n’est ni constructif ni éthique.

Mais vous conviendrez avec moi qu’il est quand même étonnant de voir le succès époustouflant de cette histoire, alors que le film Hors-la-loi de Rachid Bouchareb a subi les foudres de nombreuses personnalités politiques françaises avant même qu’ils ne le voient. La raison ? Ce film aborde le massacre d’Algériens par l’armée française, le 8 mai 1945 à Sétif. Reprochant son contenu «antifrançais», des députés UMP ont même demandé son retrait du Festival de Cannes en menaçant de perturber la projection du film. «Comment peut-on accuser un film de « falsifier l’histoire » lorsqu’il s’agit du massacre d’Algériens par des Français et de qualifier de chef-d’œuvre un roman qui relate le massacre d’Algériens par des Algériens ? N’y a-t-il pas là une conception biaisée de la liberté de création et d’expression ?»

Certes, on est dans le cas où la liberté devrait être uniquement celle des dominateurs, anciens et actuels. Elle consiste à fournir leur version de l’histoire, celle qui convient à leur idéologie dominatrice. Et, pour la «légitimer» aux yeux de l’opinion publique, il faut «angéliser» les actions du dominateur et «diaboliser» celles de la victime. Et comment réaliser cette opération mieux qu’en utilisant non pas des Occidentaux, mais des individus issus du peuple dominé lui-même ? En effet, dans le premier cas, l’opinion publique risque de soupçonner l’existence d’une «vérité» uniquement des vainqueurs, donc partiale, tandis que dans le second cas, l’apparence de vérité vraie est plus crédible, puisque formulée par un «représentant» des victimes.

La tragédie relatée dans le roman de Benmalek est, évidemment, absolument condamnable. Mais ne faut-il pas la placer dans son contexte général ? Afin d’en relativiser l’aspect, en reconnaissant que le massacre de civils perpétré par l’Armée de libération nationale se place dans le cadre d’une guerre atroce, imposée par l’armée coloniale, sans oublier ses supplétifs indigènes. Elle fut la première à commettre des massacres généralisés de civils, dès l’invasion de l’Algérie, et, à peine la Seconde Guerre mondiale finie, où des Algériens sont morts pour sauver la France, la même armée coloniale commit le massacre de civils à Sétif.

Bien entendu, comparaison n’est pas raison. Les immenses crimes contre l’Humanité de l’armée coloniale française ne justifient pas le massacre de civils par l’Armée de Libération Nationale. Ce qui est en examen et en cause est le fait suivant : la tragédie relatée par le romancier est-elle placée dans son cadre général ?… Autrement, n’est-on pas dans la manipulation de l’histoire à des fins de propagande ? Et qui sert-elle, dans la lutte actuelle des dominateurs-exploiteurs contre les dominés-exploités, sinon les premiers ?

A propos du choix de son sujet, Benmalek répondit à Ahmed Bensaada, selon ce dernier : «Tout auteur a le droit de choisir les sujets qui l’intéressent.» Bien entendu !… Reste la question : cet intérêt de l’auteur, avec quel intérêt social général coïncide-t-il ? Celui des dominateurs ou celui des dominés ?

On découvre, alors, la vérité occultée. Elle est dans le cadre de la propagande stratégique mondiale actuelle, celle du «choc des civilisations» du fameux Samuel Hungtington(7). Son ouvrage prépara l’opinion occidentale à l’agression de l’armée états-unienne contre l’Afghanistan, ensuite l’Irak, dans le cadre de la création du «nouveau» Moyen-Orient, conforme aux intérêts de l’oligarchie militaro-financière US et de son gendarme dans la région : l’oligarchie sioniste.

Voilà comment la «littérature» se révèle être un instrument de guerre psychologique et idéologique dans la stratégie, dans ce cas celle de l’impérialisme étatsunien et de son allié sioniste. Dès lors, on comprendra le motif du «succès» commercial et médiatique des romans de Sansal, de Benmalek et de toute œuvre fabriquée avec cette recette(8). Elle est très simple : mettez dans la marmite (roman ou film) un ou plusieurs éléments qui montrent la «barbarie», passée et/ou présente, du peuple et/ou du régime de la nation à agresser. Comme par hasard, cette dernière a toujours des ressources naturelles et/ou un territoire stratégique… pour les intérêts de l’oligarchie capitaliste mondiale.

Si par hasard, l’écriture de l’auteur n’est pas à la hauteur, les commanditaires sont là pour fournir l’«aide» nécessaire, comme ce fut le cas du premier roman de Kamel Daoud, sauf erreur de ma part. L’essentiel est que l’argent versé à l’auteur pour la promotion commerciale de son œuvre serve l’intérêt stratégique de domination mondiale. Car, sans l’accès aux ressources naturelles du Moyen-Orient (sans oublier la Libye, et, prochainement l’Algérie ?), notamment pétrole et gaz, comment faire fonctionner l’industrie (qui fournit les profits commerciaux) et les instruments de guerre (qui garantissent son existence) ?… Que l’on ne se trompe pas sur les «bons rapports» actuels entre les dirigeants algériens et américains et européens (notamment anglais et français) ; il en était de même de ces derniers avec les Talibans, Saddam Hussein et Mouammar El Kedhafi avant de décider leur élimination parce que les intérêts stratégiques changèrent.

Ceci étant clarifié, l’auteur en question déclara : «Je suis libre d’exprimer mes idées, et je dénonce la police de la pensée.» Hitler déclarait la même chose quand il écrivit son Mein Kampf (Mon combat), aidé dans l’écriture par quelqu’un d’autre et, comme on le sait, cet ouvrage eut un immense succès commercial. Ferdinand Céline et Robert Brasillach revendiquaient, eux aussi, la même «liberté» de s’exprimer et ils eurent leur succès de librairie.

Revenons à la Guerre de Libération nationale. En considérant son cadre général, les fautes et les méfaits des combattants pour l’indépendance étaient nettement inférieurs en comparaison des crimes du colonialisme, depuis son installation dans le pays jusqu’à la guerre qui l’a chassé. Souvenons de la réplique de Larbi Ben M’hidi aux journalistes français qui lui reprochaient l’emploi de bombes artisanales contre les civils, laissant sous-entendre par là le côté «barbare» des combattants algériens : «Donnez-nous vos chars et vos avions, et nous vous donnerons nos couffins de bombes artisanales.»

Si l’on est objectif du point de vue historique, il est donc nécessaire de distinguer mais, aussi, de mettre en relation crimes épisodiques de la Guerre de Libération (sans rien en diminuer) et crimes du colonialisme contre l’Humanité (là, aussi, sans rien en diminuer). Autrement, sous prétexte de dénoncer les premiers, on justifie les seconds. Au tribunal de l’Histoire doit également être appliquée la règle : la vérité, toute la vérité et rien d’autre que la vérité. Est-ce le cas dans les œuvres romanesques ou filmiques des auteurs en examen ?

Tout roman ou film charrie une idéologie, une vision sociale, que l’auteur le veuille ou pas. Celle-ci est claire ou voilée, mais toujours existante. L’art pour l’art n’existe que dans la cervelle de ceux qui croient produire «au-dessus» des conflits sociaux. Si l’auteur nie le «message» idéologique, explicite ou implicite, de son œuvre, soit il est stupidement ignorant, soit ignoblement menteur. Il ne s’agit pas, ici, de défendre la théorie passée, stérile et totalitaire, du «réalisme socialiste» ni de l’«engagement social», mais de montrer les implications, non avouées, d’une littérature et d’un art. Sous prétexte de «droit à la liberté d’expression», ils servent en réalité les intérêts des oligarchies dominatrices-exploiteuses.

L’œuvre littéraire ou artistique de l’auteur – voilà en quoi il est harki – fonctionne objectivement comme une arme de préparation psychologique afin de disqualifier l’aspect libérateur de la guerre anticolonialiste algérienne. Dans quel but ? A travers les consommateurs de ces œuvres, l’objectif est, d’une part, de désarmer moralement le peuple algérien et, d’autre part, de préparer l’opinion publique des pays dominateurs à une agression contre l’Algérie. Pourquoi ?… Parce que, après l’agression contre la Syrie devrait venir le tour de l’Iran, puis de l’Algérie. Parce que dans ces pays, il y a le pétrole et le gaz ! Et qu’il faut réduire les gouvernants de ces pays au rôle de laquais, à l’image de ceux d’Arabie et du Golfe. Autrement, comment garantir la continuité de l’hégémonie étatsunienne (et de ses alliés européens) face à la montée en puissance de la Chine et de la Russie et du désir de pays comme l’Algérie à se développer économiquement ?

Voilà donc ce qu’il faut souligner et tenir en permanence dans notre esprit : ce serait la plus grande des catastrophes si les générations algériennes actuelles, n’ayant pas subi le colonialisme, ignorent ce qu’il fut(9). Dans cette ignorance, osons une métaphore adéquate : des rats sont à l’action pour inoculer la peste dans la mémoire. Cette action infâme leur fournit argent, projecteurs médiatiques et «invitations» dans des colloques organisés par certains Etats ; comme par hasard ils font partie du « club » des agresseurs d’autres nations. La « culture » harkie, comme préparation psychologique à l’agression, est une méthode traditionnelle. À ce propos, rien de nouveau.

Il reste à se poser une autre question. Depuis l’indépendance, les détenteurs du pouvoir en Algérie, qu’ont-ils fait pour perpétuer l’indispensable mémoire du combat héroïque du peuple algérien pour son indépendance nationale et maintenir vive la flamme patriotique ? Non pas par ressentiment stérile, non pas par dérisoire rabâchage d’un passé révolu, mais parce que la menace impérialiste et néocolonialiste est redevenue actuelle(10). La réponse à cette question sera examinée dans les trois parties à venir.

K. N. ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )

A suivre...


 

(5) Article cité dans la partie 1.

(6) Veillons toujours à distinguer les sionistes israéliens des citoyens du même pays qui luttent courageusement pour la reconnaissance des droits légitimes du peuple palestinien, en conformité avec les résolutions de l’ONU, telles l’organisation Gush Shalom et celle des militaires Refuznik qui refusent de servir dans l’armée d’occupation. Voir La Guerre, pourquoi ? La paix, comment ? librement accessible ici: http://www.kadour-naimi.com/f_sociologie_ecrits.html

(7) Paru en 1996, voir La Guerre, pourquoi ? La paix, comment ? déjà cité.

(8) Voir http://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=361:2016-02-11-23-13-24&catid=49:poesie-et-litterature&Itemid=135

(9) Voilà dans quel cadre il faut comprendre la fameuse phrase du président français Macron, lors de sa dernière visite en Algérie. Dans un «bain de foule», il voulut convaincre un jeune Algérien de ne plus penser au «passé».

(10) Pour l’analyse de la stratégique mondiale impérialiste-sioniste contre les peuples, notamment palestinien, voir les autres auteurs (de romans et de films) examinés par Ahmed Bensaada, afin d’y appliquer l’analyse globale exposée dans cette contribution. Pour effectuer encore mieux cette analyse, il est très utile de relire ou de lire les œuvres de Frantz Fanon et d’Albert Memmi, dont les écrits se révèlent encore actuels.

 


3- La guerre de libération chinoise

Algérie Patriotique, le 18 avril 2018


Pour comprendre clairement l’attitude des dirigeants algériens, concernant la Guerre de Libération nationale, et cela depuis l’indépendance, il est nécessaire d’établir deux comparaisons : une première avec la Chine, dans cette troisième partie, et une seconde avec le Vietnam, dans la quatrième partie.

Ce 4 avril 2018, en Chine, était le Qing Ming, le jour annuel, traditionnel et plurimillénaire du souvenir des morts, ceux des familles. On se rend sur leurs tombes pour les honorer, en perpétuant le cher et émouvant souvenir que l’on conserve de leur séjour sur terre. Cependant, en Chine, cette tradition a été enrichie par une autre. D’autres disparus sont honorés de la même manière : ce sont les morts de la nation, tués durant la guerre de libération anti-impérialiste, antiféodale et anticapitaliste. Depuis la victoire du peuple chinois sur ces agents dominateurs-exploiteurs, en 1949, partout en Chine, les autorités ont construit des musées et des monuments. Dans les premiers, les Chinois (et étrangers en visite) viennent voir les preuves concrètes, d’une part, des victimes de l’impérialisme et du féodalo-capitalisme, et, d’autre part, des combattants et combattantes qui les ont affrontés et vaincus. Devant ces preuves concrètes, aucune personne, chinoise ou étrangère, qui a un cœur sensible et un esprit ouvert aux souffrances et aux luttes d’un peuple ne peut rester indifférent.

Bien entendu, l’une de mes premières actions en arrivant en Chine fut la visite de ces musées et monuments.

Ce 4 avril donc, j’ai passé quelques heures à voir sur CCTV1, le canal principal et officiel de la télévision chinoise, les nombreux reportages sur la commémoration de la guerre de libération populaire chinoise. Des plus grandes méga pôles aux villages les plus isolés dans les montagnes, au sein de l’ethnie majoritaire han comme de toutes les cinquante-six ethnies minoritaires du pays, les citoyennes et citoyens, les élèves des écoles primaires, des lycées et des universités, les militaires appelés ou professionnels, les intellectuels, les artistes, bref tout le peuple alla rendre hommage à ses combattants et combattantes.

En outre, ce même jour, sur le canal officiel principal de la télévision étatique, une émission de plusieurs heures fut consacrée aux combattantes et combattants tombés durant la résistance populaire armée, à travers les témoignages de leurs enfants ou petits-enfants, collègues de travail ou compagnons de lutte. Je voyais ces témoins raconter et rappeler, avec dignité mais fermeté, les horribles souffrances et les héroïques combats de celles et ceux qui leur ont offert la libération de l’impérialo-féodalo-capitalisme. Puis, le témoin, homme ou femme, allait devant le portrait du ou de la martyre, présenté sur une immense photo, posait un bouquet de fleurs rouges, s’inclinait en signe du plus profond respect, enfin s’adressait au/à la martyre en lui exprimant à haute voix tout l’amour ressenti, toute l’admiration éprouvée, et toute la dette reconnue. Le témoin pleurait, les spectateurs et spectatrices dans le studio pleuraient, et, dans la maison où je me trouvais avec une famille chinoise, des larmes baignaient nos yeux et nos joues. L’émotion du cœur stimulait la vigilance de l’esprit, l’indignation pour les effroyables crimes commis contre le peuple renforçait la résolution de penser : «Plus jamais ça !»

Ainsi, depuis 1949, année de la libération, ce peuple chinois, chaque année, entretient vive la mémoire du combat qui lui a donné l’indépendance, garde vive la mémoire des immenses sacrifices consenties, garde vive la mémoire des méfaits de l’impérialisme et du féodalo-capitalisme, garde vive la vigilance. Car, au-delà des relations commerciales et diplomatiques, les dirigeants de ce peuple prennent le soin de faire savoir à leur peuple, par des émissions de télévision quotidiennes, sur des canaux thématiques, que l’impérialisme est encore présent(1).

Ajoutons à cela que divers canaux de la télévision officielle chinoise diffusent quotidiennement, – je dis bien : quotidiennement – des documentaires, des films et des téléfilms sur la guerre de libération nationale, ainsi que des témoignages de survivants combattants et combattantes, ou victimes.

On objectera : «D’accord ! Mais le régime chinois est retourné au capitalisme !» C’est vrai. Et, à part les couches sociales qui en profitent, les travailleurs manuels et les paysans pauvres s’en plaignent et même se révoltent parfois. Néanmoins, le peuple, dans son ensemble, au-delà de ses conflits sociaux internes, manifeste un authentique et très fort patriotisme. C’est que ce peuple a tellement souffert dans le passé les très humiliants crimes des envahisseurs, plus humiliants encore que ceux des dominateurs intérieurs. Et dans quasi chaque endroit, comme déjà dit, on trouve des musées et des monuments qui rappellent ces faits. Parfois, dans les musées, ils sont exposés même crûment, quasi insupportables à voir. Mais, les décideurs ont eu raison ! Il faut voir pour croire ! Des cadavres de civils, des deux sexes, de tout âge, sont visibles dans certains musées, présentés dans la position où les victimes furent assassinées. Deux de ces cadavres m’ont particulièrement impressionné : une mère tenant son bébé.

L’événement qui reste le plus cruellement dans la mémoire du peuple, c’est le massacre dans la ville de Nankin(2) : «Un événement de la guerre sino-japonaise qui a eu lieu à partir de décembre 1937, après la bataille de Nankin. Pendant les six semaines que dure le massacre de Nankin, des centaines de milliers de civils et de soldats désarmés sont assassinés et entre 20 000 et 80 000 femmes et enfants sont violés par les soldats de l’armée impériale japonaise.»(3)

Dès lors, pour le Chinois, quelle que soit sa classe sociale, une chose est certaine : la terre et le peuple de la patrie sont sacrés ! Quelques soient les conflits internes au peuple, un aspect l’unit fermement : la dignité et la défense du pays, de la patrie et de son peuple.

La Chine connut un phénomène tel que celui des harkis d’Algérie : il s’incarna dans une marionnette d’«empereur» installé par l’armée japonaise dans le nord-est de la Chine. Mais ce pays ne produisit pas de harkis intellectuels, tel celui dénoncé par Abdellali Merdaci(4).

Même quand les Chinois émigrent pour chercher un meilleur travail ou pour jouir de plus de liberté d’expression, que ces Chinois soient du peuple ordinaire ou de l’élite intellectuelle, on ne trouve aucun ni aucune, du moins à ma connaissance, qui se conduit comme nos harkis «intellectuels» et «militants» : aucune insulte, aucun reniement du peuple dont on est issu, aucun mépris du peuple d’origine suite à la prise de nationalité d’un autre pays, principalement ex-colonisateur. Et ce n’est pas dans le pays dont le peuple chinois a le plus cruellement souffert que, généralement, les Chinois s’exilent : le Japon, même si sa langue est celle qui est la plus proche de l’idiome chinois. Jusqu’à aujourd’hui, les autorités et le peuple chinois réclament la reconnaissance officielle des crimes de guerre de l’armée impériale fasciste japonaise contre le peuple chinois. Et le refus d’y consentir des divers gouvernements japonais, jusqu’à aujourd’hui, ne permet pas l’établissement de relations de «bon» voisinage.

Même parmi les militants ou intellectuels qui furent emprisonnés en Chine, à cause de leurs idées démocratiques, torturés, croupis pendant de longues années en détention, aucun ni aucune, sauf ignorance de ma part, ne déclare, en exil ou demeurant dans le pays, mépriser son peuple, vouloir «changer de peuple»(5) ou adopter une autre «identité» culturelle en renonçant à celle d’origine(6) : simplement, ces militants et intellectuels critiquent sévèrement les autorités pour leur négation des droits démocratiques du peuple.

Tout Chinois sait, parce que les canaux télévisés le déclarent chaque jour, que la Chine, même capitaliste, est contrainte d’affronter la menace concurrentielle de ses ennemis : les Etats-Unis en premier lieu, et leurs alliés. Les Chinois savent que l’impitoyable concurrence économique actuelle est la première forme de guerre contre les nations et les peuples aspirant à se développer, et, dans ce but, se libérer de la domination capitaliste hégémonique mondiale. Les autorités et le peuple chinois sont parfaitement conscients que les Etats impérialistes dirigés par celui hégémonique, les Etats-Unis, font et feront tout pour empêcher le peuple chinois, y compris ses capitalistes, d’accéder au niveau de développement auquel ils aspirent, parce que celui-ci signifie, automatiquement, la perte de l’hégémonie mondiale détenue actuellement par le capitalisme US.

Par conséquent, le peuple et les dirigeants chinois doivent demeurer prêts à défendre leur patrie contre les agresseurs. Dans cette perspective, les dirigeants du pays font tout afin que le peuple maintienne en mémoire les crimes dont furent (et demeurent encore capables) les agresseurs étrangers, sous peine de retomber dans la dépendance étrangère. A chaque occasion, même la plus ordinaire, je note personnellement l’impressionnante ferveur patriotique des Chinois, entretenue par la mémoire vive du passé subi par les agressions étrangères. Cette ferveur permanente, nourrie quotidiennement par une mémoire vive des crimes étrangers passés, est parfaitement en concordance avec les agissements impérialistes actuels qui menacent le développement pacifique du pays.

La prochaine partie examinera l’attitude des autorités vietnamiennes concernant leurs deux guerres de libération nationale. Cela permettra d’en arriver aux autorités algériennes à propos de leur comportement concernant la guerre de libération nationale.

K. N. ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )

A suivre...



(1) «Les USA sont frénétiquement occupés à encercler la Chine avec des armes, avec une multitude de bases militaires qui vont du Japon à la Corée du Sud et aux Philippines, en passant par plusieurs petites îles proches, dans le Pacifique, et leur base élargie d’Australie. La flotte US, ses porte-avions et ses sous-marins nucléaires patrouillent à la limite des eaux chinoises. Avions de guerre, avions de surveillance, drones et satellites espions emplissent les cieux au point de créer une obscurité symbolique en plein midi.» Jack A. Smith, Hegemony games (Jeux hégémoniques) USA c/PRC, Counterpunch, cité par William Blum in Quelques pensées sur la politique étrangère américaine, 12 novembre 2016, Rapport anti-empire n°146 du 6 novembre 2016, in Réseau international. Pour des détails, voir La guerre, pourquoi ? La paix, comment ?… librement accessible ici

(2) Voir http://fr.cntv.cn/special/journenationaledecommemoration/

(3) Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Nankin#cite_note-1

(4) In https://www.algeriepatriotique.com/2018/03/28/contribution-dabdellali-merdaci-breve-adresse-a-naturalise-honteux/https://www.algeriepatriotique.com/2018/03/30/mise-point-merdaci/ et les diverses parties commencées avec https://www.algeriepatriotique.com/2018/04/04/franches-explications/

(5) https://www.algeriepatriotique.com/2018/03/22/contribution-reponse-a-amira-bouraoui-barakat-dinsulter-peuple/

(6) Voir note 4.


Reportage photos ici

 


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